Article du 29 juin publié sur le site du journal de la jeunesse cubaine
Tegucigalpa, le 28 juin - Des milliers de Honduriens ont manifesté lundi pour montrer qu’ils
continuent de s’opposer au groupe – maintenant au pouvoir – qui a organisé et perpétré le coup d’Etat, contre le gouvernement élu constitutionnellement de Manuel Zelaya, il y a un
an.
Convoqué par le Front de Résistance National Populaire (FRNP), le rassemblement a commencé au square El Sol et s’est terminé à la Maison du Président fortement gardée.
Des camions chargés de centaines de troupes et d’officiers de police sont arrivés sur les lieux où les syndicalistes, professeurs, étudiants et les gens en général se rassemblaient pour manifester et dénoncer la violation de leurs droits ainsi que l’assassinat de huit journalistes au cours des deux derniers mois.
Le chef national de la police, Jose Luis Munoz, a dit que l’objectif de ce déploiement de forces de grande envergure suivait le seul objectif de préserver l’ordre public et protéger les propriétés publiques et privées. Cependant, le président du Bloc Populaire et leader du FRNP, Carlos H. Reyes, a dit que qu’il était bien plus dirigé pour menacer les participants.
Des manifestations, des veillées, des blocages de routes et d’autres actions étaient organisés par les gens tout au long du weekend à travers le pays.
Le leader du FRNP expliqua qu’un an après le coup d’état, la situation continue d’être critique et que la violence et les assassinats ciblés sont en augmentation.
Après le coup d’état du 28 juin, la Plateforme des Droits Humains établira une Commission pour la Vérité qui opérera en parallèle de celle mise en place par le gouvernement et l’Organisation des Etats Américains, qui a fait preuve de son inutilité.
La nouvelle commission sera composée de personnalités remarquables, tel que le Prix Nobel de la Paix Adolfo Pérez Esquivel ; le leader de la Madres de Plaza de Mayo-Linea Fundadora, Nora Cortinas, et Hélène Umana, écrivain et professeur d’Université.
Dans une lettre au FRNP, le Président Manuel Zelaya, écrit depuis la République Dominicaine, où il vit en exil, que le coup d’état qui l’a renversé il y a un an était « organisé par les Etats-Unis et maladroitement mis en place par de mauvais Honduriens. »
Zelaya dit aussi que bien que le département d’Etat Américain a nié son implication dans le coup d’état tout d’abord, avec le temps les vrais motifs et les commanditaires de ces actes sont finalement apparus au grand jour.
Zelaya a été kidnappé le 28 juin 2009 à son domicile par l’armée, emmené à la base militaire de Palmerola et forcé à l’exil au Costa Rica.
L’objectif du coup d’état était d’empêcher un référendum visant à déterminer si le peuple préconisait une réforme de la constitution ou pas.
« Un an après, les Hondurien sont témoins du rôle joué par les intérêts américains dans cet évènement tragique » a dit Zelaya.
Traduction réalisée par Olivier Le Roy

Article publié le 16 janvier sur Juventud Rebelde, le journal de la jeunesse cubaine, sur la solidarité mise en place par Cuba à l'égard de Haïti touché par un violent
séisme.
Article publié le 28 décembre sur Juventud Rebelde, le journal de la jeunesse
cubaine