Victoire de la KSM devant la Cour Administrative Suprême de République Tchèque
Communiqué de la KSM (Jeunesse Communiste Tchèque)
Nous décidons de publier cet article qui date du 3 septembre 2009 car il constitue une victoire importante contre l'anti-communisme
Le premier septembre 2009, l’union de la jeunesse communiste de la république tchèque (KSM), a accueilli un jugement de la cour suprême tchèque, au sujet de la qualification d’illégale de la jeunesse communiste.
La cour suprême, qui se basait sur le pourvoi exceptionnel de la KSM, a cassé la décision de la cour de justice municipale de Prague, rendue en 2008, décision qui rejetait l’appel administratif déposé par la KSM contre la décision du ministre de l’intérieur de la république Tchèque de dissoudre la jeunesse communiste. La décision de la cour suprême ne s’est faite avec aucune raison ou présentation de moyens légaux.
Le motif officiel de l’interdiction de la jeunesse communiste Tchèque, par le ministre de l’intérieur du pays en 2007, était de proclamer comme problématique le projet de la jeunesse communiste de remplacer la propriété privée des moyens de productions par l’appropriation collectives de ceux-ci. Ainsi il en découle que la raison invoquée pour l’interdiction de la jeunesse communiste tchèque était la conviction de jeunes se battant pour une autre société non basée sur les principes capitalistes.
La décision du ministre de l’intérieur a été accueillie par une opposition résolue de la majorité du peuple tchèque. Des pétitions de soutien à la jeunesse communiste ont déjà été signées par des milliers des citoyens Tchèques. Par exemple les organisations d’anciens combattants contre le fascisme, ou d’anciens résistants(NDT contre le pouvoir Nazi), ont protestées contre la décision du ministre de l’intérieur.
A l’initiative de militants étudiants une pétition dénonçant la décision du ministre à l’encontre de la jeunesse communiste a été mise en circulation par des associations civiles. Le soutien à la jeunesse communiste tchèque a ainsi été émis de plusieurs partis politiques tchèques. Nous remercions l’initiative des députés du Parti Communiste de Bohême Moravie (NTD le parti communiste Tchèque), qui par leur activité ont permis que les agissements du ministre de l’intérieur soient mis au débat au sein du parlement.
La décision du ministre tchèque a été également sérieusement prise en considération à l’étranger. De nombreuses organisations de jeunes, d’étudiants et de syndicats ont montré leur opposition à cette interdiction. De nombreuses personnes ont exprimé leur indignation au ministre de l’intérieur Tchèque ainsi qu’à nos ambassades à l’étranger, parmi lesquels de nombreux députés des parlements étrangers, du parlement européen, des professeurs d’université et des anciens combattants du fascisme. Cette interdiction de la jeunesse communiste a donné lieu à des manifestations devant les ambassades tchèques dans un nombre important de pays.
Le jugement rendu par la cour suprême administrative de république tchèque est une avancée positive dans le combat de la légalisation de la jeunesse communiste tchèque contre le développement de l’anticommunisme et l’affaiblissement de la démocratie en république Tchèque.
Milan Krajca Président de la Jeunesse communiste tchèque.
Article du site www.ksm.cz
Traduction réalisée par Alexis Coskun